Franc-Maçonnerie: Persécutions nazies


Le Myosotis, parfois utilisé
comme emblème maçonnique.

Le nombre de francs-maçons tués à l’époque nazie est estimé entre 80,000 et 200,000.

Cependant, les historiens estiment que la plupart de ceux qui furent tués, l’ont été pour de multiples raisons et très rarement au motif exclusif de leur appartenance maçonnique.

En août 1940, en France, Bernard Faÿ est administrateur général de la Bibliothèque nationale et joue un rôle très important dans la politique anti-maçonnique de Vichy. Il est en effet persuadé de l’existence d’un complot mené par la franc-maçonnerie est à l’origine de la Révolution française et influerait encore négativement la France. Puis il est nommé chef du Service des sociétés secrètes (SSS) et est chargé de classer les archives saisies dans les loges afin de les étudier, d’orchestrer la propagande anti-maçonnique mais surtout pour dresser une liste de tous les anciens francs-maçons afin de les exclure des professions libérales et de la fonction publique.

La loge belge « Liberté chérie » est connue pour avoir été fondée dans le camp de concentration d’Esterwegen et y avoir fonctionné pendant un an environ.

C’est pourquoi le Myosotis dont le nom anglais est « forget-me-not (ne m’oubliez pas)» fut adopté comme emblème en 1948 par la Grande Loge Unie d’Allemagne à l’occasion de sa première conférence annuelle. Dans sa forme pictographique, cette petite fleur bleue rappelle le souvenir de tous les francs-maçons qui ont souffert durant la période nazie.

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