La Franc-Maçonnerie: Rituels, symboles et secrets

La franc-maçonnerie se définit elle-même comme étant un «système de morale enseigné sous le voile de l'allégorie au moyen de symboles».

Selon la définition du Petit Robert « La franc-maçonnerie est une association ésotérique et initiatique, à caractère philosophique, et progressiste, qui se consacre à la recherche de la vérité, à l’amélioration de l’être humain et de la société. »

Elle est en effet Ésotérique dans sa volonté de communiquer et de partager un ensemble de symboles et de métaphores avec ses seuls membres; Initiatique par le recours à des cérémonies élaborées pour admettre, instruire et marquer le progrès de ses membres; Philosophique par le raisonnement qu’elle demande à ses membres et enfin, Progressiste par intention.

Le symbolisme maçonnique, concentré surtout autour des bâtisseurs de cathédrales, est très ancien et emprunte des niveaux divers: psychologiques, éthiques, spirituels. Il peut donc convenir aussi bien aux croyants qu'aux athées.

Des clés générales pour le décodage des symboles et des allégories maçonniques existent mais ces symboles peuvent être perçus différemment par chacun tout comme une image poétique.

Ce n'est dons pas nécessairement par volonté de « secret » que la franc-maçonnerie a conservé et gardé vivant ces symboles. Elle considère que ce qui est découvert par soi-même, par rêverie, méditation, recherche autour des symboles, a une plus grande répercussion sur l'esprit et l'imagination qu'un long discours didactique.

L'initiation est une cérémonie au cours de laquelle on frappe l'imagination par la représentation de symboles qui mettent sur la voie d'une réflexion personnelle. « Initier », en effet, signifie « mettre sur la voie ».

Pour l'écrivain Jean-Pierre Bayard: «La franc-maçonnerie apprend surtout à avoir conscience de n'être pas tout à fait ce que l'on voudrait être; elle permet d'acquérir une maîtrise. Elle n'apporte pas un mot d'ordre et ne dispense pas une leçon; elle éveille.»

Les valeurs morales véhiculées par la franc-maçonnerie ne lui sont pas exclusives: connaissance de soi, amour du prochain, respect de l'autorité légalement constituée, devoir envers l'Être Suprême, etc. L'idéal de la franc-maçonnerie est de parfaire l'être humain en développant sa conscience morale ou sa spiritualité et de travailler au progrès de l'humanité.

Ce qui est exclusif, cependant, c’est le véhicule, du moins en occident : C’est-à-dire, le rite initiatique. Ce dernier est une allégorie élaborée de la vie et engendrant chez l'initié, une profonde méditation, une perception et une action intérieure grâce auxquelles « l'homme se révèle à lui-même, dépasse ses propres limites, son soi ».

L'initiation maçonnique s'effectue avec la plus grande dignité humaine et avec le plus grand respect de l'individu et dans un décorum impeccable.

Le secret maçonnique dont ses détracteurs font beaucoup état ne s'applique qu'à certains modes de reconnaissance comme c'est d'ailleurs le cas dans beaucoup d'autres organisations similaires. Il n'est requis qu’à des fins rituelles et n'a absolument rien d'incompatible avec les devoirs moraux, civiques ou religieux de tout citoyen de la terre.

Une partie importante des rituels et symboles maçonniques est inspirée de l'imagerie templière. Par exemple, le Temple de Salomon étant un élément essentiel de la légende des templiers est aussi présent dans le rituel maçonnique. Dans le rite « français », les frères maçons portent encore l'épée, en hommage symbolique aux templiers. Plusieurs rites comme le Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA) font des allusions fréquentes aux templiers aux travers de leurs symboles et vie. De même que les outils des constructeurs, ceux des tailleurs de pierre, des géomètres, des architectes sont devenus des outils symboliques.

Au XVIIe siècle, les rituels maçonniques, beaucoup plus simples que ceux du siècle suivant, n'étaient pas censés être écrits et n'étaient jamais imprimés. Ils ne sont plus connus de nos jours que grâce à un très petit nombre de notes manuscrites ayant échappé à la règle et au temps, ainsi que par quelques anciennes divulgations.

Au XVIIIe siècle, après la réorganisation des pratiques consécutive à la fondation des premières Grandes Loges, les Anciens et les Moderns pratiquent de nouveau des rituels assez similaires ne se distinguant que par quelques points, tels la place de certains éléments symboliques, la manière de transmettre les mots de passe ou encore une référence plus ou moins importante à la religion chrétienne.

Puis, en 1740, on voit apparaître de nouvelles divergences sous la forme de plusieurs centaines de rituels de degrés additionnels dits de « hauts grades ». Cette multiplication des rituels maçonniques aboutit à diverses initiatives visant à normaliser les pratiques et à les rassembler en ensembles cohérents et stables: les rites maçonniques

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